




| :: Jour 4 (le 16 septembre 2003) - Travel Agency Shopping à Quito |
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Tout les
matins, juste après m’être levé, j’allais voir par la fenêtre le temps
qu’il fait. Par chance, il faisait toujours ensoleillé et la vue sur le
Guagua Pichincha avec les antennes telecom est vraiment belle. Ca fait
maintenant cinq jours que je vois cette montagne et que je me dis que la vue de
là haut doit être splendide. Perché à 4500m, on doit voir Quito, la vallée
des volcans, le Cotopaxi, etc. Le guide Lonely Planet recommande d’y aller en
groupe pour éviter les agressions en traversant les quartiers pauvres. Pour
joindre un groupe, il suggère d’aller à la South
American Explorer et de demander à partir avec d’autres touristes. Idéalement,
il faudrait être là-haut avant que les nuages n’arrivent. En général,
c’est dégagé jusqu’à midi. Ca nous laisse du temps.
Durant le petit déjeuner, en terrasse comme tous les matins, je parle de la proposition à Denis et Véro qui semblent enthousiastes. |
La South America Explorer n’est pas très loin de l’hôtel (Jorge Washington 311 y Leonidas Plaza). Nous y allons à pieds. Il est huit heures et demie. Tout est fermé y compris la SAE qui n’ouvre qu’à 09:30. En attendant l’ouverture, je propose d’aller consulter nos Emails et d’envoyer des news en Belgique. Nous avons marché pendant 30 minutes avant de trouver un cybercafé ouvert. La ville est vraiment morte avant 10:00.
L’heure tourne et les nuages n’arrivent pas. Tant mieux ! On retourne à la SAE qui est maintenant ouverte. C’est une maison coloniale où tout est fait pour les touristes ayant besoin de renseignements. Il y a plein de livres et de cartes en libre consultation. Les murs sont remplis d’annonces de touristes cherchant du travail, un logement, un groupe, etc. Bref, une mine d’info pour celui qui prépare son trip. Une américaine nous reçoit et nous propose un thé. N’étant pas membres de l’association nous refusons pour ne pas tirer trop sur la ficelle. C’est déjà limite de demander des infos sans être membre. Elle essaiera quand même de nous inscrire pour 50$ par personne. Très diplomatiquement et dans mon meilleur anglais, je lui réponds que nous ne sommes pas intéressés. Gentiment, elle accepte tout de même de répondre à nos questions mais pas trop longtemps. Nous n’abuserons pas.

Je lui explique que nous voulons aller au sommet du Guagua Pichincha et demande comment faire. Il ne faudra pas plus de 5 minutes pour qu’elle nous dissuade d’y aller. La route qui mène aux antennes est dangereuse. Les habitants des quartiers traversés sont très pauvres et suivent les voitures des touristes jusqu’au sommet pour ensuite les agresser. Là-haut il n’y pas personne et pas de policiers, c’est donc très facile. Voilà notre objectif de la journée qui s’écroule. Tant qu’à faire, on pose quelques questions sur l’Oriente pour essayer de faire un choix entre la forêt ou Cuenca. Après un quart d’heure, nous partons sans beaucoup plus d’info.
Ne sachant plus trop quoi faire, on décide d’aller faire du shopping. Ca fait des jours que Denis veut s’acheter un chapeau. On ira dans quelques magasins sur l’Avenida Amazonas qui regroupe beaucoup de commerces. Denis est heureux, il a trouvé un chapeau bleu. On en profite pour regarder l’artisanat qui est proposé et sélectionner ce que nous achèterons à notre retour à Quito dans deux semaines. Il y a beaucoup de choses que nous avons envie d’acheter: un bâton de faiseur de pluie, des mobiles en terre cuite, des perroquets en bois, des figurines en tagua, etc. Je suggère à Véro de ne rien prendre maintenant pour éviter la casse et surtout parce que je suis convaincu que les prix son plus élevés à la capitale. On trouvera mieux et moins cher dans les autres villes.
Rentrant en direction de l'hôtel, nous passons par l'agence de Biking Dutchman pour organiser les journées à vélo. Anna est là. Elle nous reçoit gentiment et nous ré-explique toutes les possibilités de 1-day trip dans les environs. Grâce à leur site Internet, j'avais repéré une excursion mentionnée dans aucun guide: la Nono Road. Nous y ajouterons la traditionnelle journée dans le parc du Cotopaxi et le planning est fixé. Nous nous donnons rendez-vous pour le lendemain à 08:00 en face de l'agence.
La matinée passe calmement. Il est déjà l’heure du déjeuner. A midi le soleil est au zénith et ça tape dur. Véro souhaite être à une terrasse ombragée et aérée. J’avais repéré un restaurant tex-mex en face du cybercafé Papagayo. Ca avait l’air d’être un endroit jeune, sympa et comme Véro le demande. On s’assied, commande trois margaritas, des nachos avec du guacamol et des burritos au poulet. Une bonne adresse.
Après-midi, après une petite sieste, on fera du Travel Agency Shopping pour en savoir plus sur les possibilités d’aventures dans le pays. Lors de la préparation du voyage, j'avais noté deux ou trois agences de voyages auxquelles nous devrions rendre visite pour avoir des infos sur les séjours en forêt. Nous profitons de cette après-midi glande pour aller chez Palmar Voyage. Vingt minutes à pieds suffisent pour aller jusque là. A l'agence, un français nous accueille et commencer à nous expliquer tout et n'importe quoi à propos de la région de l'Oriente (l'Amazonie équatorienne). Il n'est pas convaincant et fait de grossières erreurs dans ses explications. Après 10 minutes, il se lève et reconnaissant qu'il ne s'en sort pas, il fait appel à un collègue pour prendre la relève. Ca commence bien! L'autre gars, un équatorien qui de toute évidence fait du forcing, essaie de vendre un forfait forêt et rafting. Il nous fait la totale en téléphonant pour connaître les disponibilités et essaie de nous faire accepter tout de suite sa proposition.
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Nous demandons à réfléchir et repartons avec la documentation de deux lodges situés près de Misahualli. On appelle un taxi et décidons d'aller voir le coucher de soleil depuis le Quito colonial.
On retourne à la Place San Francisco pour la voir de nuit et découvrons un super magasin d’artisanat situé dans les catacombes de l’église San Francisco: Artesanía de alta calidad - Tianguez. Les articles vendus sont exceptionnels et pas trop cher. Il faudra revenir à la fin du séjour pour faire les achats.
On nous avait déconseillé de se balader de nuit dans le Quito colonial. Pourtant les éclairages des monuments sont très beaux, il y a plein de monde et apparemment rien de dangereux. J’évite tout de même de sortir trop l’appareil photo. Véro filme discrètement. Nous prendrons un taxi place de l’indépendance pour retourner au Quito moderne et aller prendre l’apéritif. |
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Rien qu'à trois et, pour discuter des propositions de l'agence, nous allons prendre le traditionnel apéro: une pilsener pour Denis et deux Margaritas (sans glace et sans sel). Les deux lodges proposés sont dans le Lonely Planet: la Casa del Suizo et le Liana Lodge. Véro est séduite par la Casa del Suizo et moi par le Liana Lodge. Je propose d'aller ce soir, dans un cybercafé pour visiter leurs sites web et demander les prix.
Véro ayant envie de manger des légumes, on va dîner au restaurant végétarien El Maple (Calama 369 y Juan Leon Mera). Elle a apprécié. Denis et moi pas du tout. C'était pas très bon et le service était plus qu'amateur. Je ne recommande pas l'établissement.
Le restaurant faisant aussi cybercafé, nous en profitons pour écrire un Email aux parents et visiter les sites web des deux lodges. Finalement, on ne demande des renseignements qu'à un seul: le Liana Lodge. C'est celui qui offre le service le plus proche de nos attentes. L'autre est plutôt une usine à touristes. C'est exactement ce que nous avait dit l'agence de voyage visitée cet après-midi. Malgré tout, on hésite encore entre aller à Cuenca ou en forêt amazonienne. La réponse à cet Email nous aidera à choisir.
Récit par Benoit Gosselet - Décembre 2003 - Email: bgosselet@swing.be
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