Jour 1
Le vol et l'arrivée
Jour 2
Le Quito Colonial
Village de Caldéron
Jour 3
Cratère du Pululahua
Midad del Mundo
Jour 4
Travel Agency Shopping
Jour 5
Tandayapa
La Cloud Forest à vélo
Jour 6
Marché d'Otavalo
Jour 7
Bus pour le Cotopaxi
Cheval près du volcan
 
Jour 8
Vélo sur le Cotopaxi
Jour 9
La cratère de Quilotoa
Jour 10
Bus jusqu'à Riabamba
Village de Guano
Jour 11
Balade dans la ville de Riobamba
Jour 12
Bus jusqu'à Banos
Eruption du Tungurahua
Jour 13
Balade sur les hauteurs de Banos
Jour 14
Rio Verde, Pailon del Diablo et Tarabita
 
Jour 15
Route de Puyo en VTT
Jour 16
Salasaca et Montée au volcan (parc Sangay
)
Jour 17
Bus jusqu'à Puyo puis Tena, Misahualli
Jour 18
Selva Viva
Foret amazonienne
Jour 19
Selva Viva
Foret Amazonienne
Jour 20
Tena - Quito en bus
Jour 21
Dernier achat et retour à Madrid

 


:: Jour 18  (le 30 septembre 2003) - La forêt amazonienne

 

Récit par Véronique Strépenne

Dès l'aube, de drôles de bruits nous réveillent. Les petits singes du refuge font leur petit tour quotidien dans les arbres autour des cases. Ils sont adorables, tout petits, beiges clairs ou bruns. Nous aurons droit à leur compagnie tous les matins. Ils sautent de branches en branches faisant tomber les gouttes d'eau sur les feuilles gigantesques. On a l'impression que l'eau tombe sur des bâches en plastique.

Nous prenons le petit-déjeuner vers 8h, en regardant le Rio Napo. Céréales, jus de fruits, cake, pain, confitures, fruits frais, tout y est. C'est délicieux. L'environnement nous emporte et nos avons des difficultés à imaginer qu'hier entre nous étions proche de la civilisation. Ici, on est au milieu de nul part et pourtant, nous ne sommes qu'à la lisière de la foret amazonienne, à une centaine de kilomètre de Andes. De l'autre coté, 4500 km d'arbres jusqu'à l'Atlantique.

 

 

A 9h, nous faisons connaissance avec notre guide, Umberto, un Indien Quechua, qui va nous emmener faire une balade de 4-5h en pleine forêt. Une jeune stagiaire travaillant pour le lodge et venant d'Autriche nous accompagne. C'est son premier jour dans la forêt. Comme nous elle a tout à découvrir. Pour se protéger des bestioles et surtout de la boue, le Lodge nous prête des bottes en caoutchouc. Elles seront bien utiles. Dès le début de la balade, Umberto nous montre des fruits dont le jus des graines sert à réaliser les maquillages de cérémonie. Petite démonstration sur le visage de Véro, qui se prête volontiers à ce petit jeu. 

 

 

Nous poursuivons la promenade. C'est non seulement fantastique mais très instructif. Umberto nous explique les vertus médicinales de certaines plantes et nous expliquent comment et pour quoi sont utilisés les différents arbres. Il nous fera par exemple goûter de la sève au goût de cannelle, ou même des minuscules fourmis au goût de citron. Il nous montre la sève rouge sang d'un arbre, qui a des vertus antiseptiques quand on en boit quelques gouttes (maximum cinq, sinon il y a risque d'étouffement…), ou qui se transforme en pommade blanche cicatrisante dès qu'on l'étale sur la peau. Il nous explique que tout ce qu'utilisent les indiens est tiré de la forêt. L'écorce d'un fruit devient un peigne, tel arbre sert à construire les cases, tel autre à faire les meubles, … Malheureusement, nous croiserons peu d'animaux. Quelques papillons, dont le superbe bleu vif, quelques insectes dont un phasme magnifique, quelques oiseaux également, mais aucun grand mammifère (il y en a de moins en moins dans le coin à cause de la présence des hommes et de la déforestation), aucune grande araignée et aucun serpent. Durant la balade, Benoit se prendra même pour Tarzan en se balançant à des lianes.

 

 

Vers midi, nous arrivons au bord d'une rivière, un affluent du Rio Napo. Umberto décide de luncher. Il s'en va tailler 5 feuilles de bananier, qui serviront d'assiettes. Au menu : une salade de pâtes, sandwichs, et un plat typique équatorien composé de mais cuit avec du fromage dans une feuille de bananier. Juste à la fin du repas, la pluie refait son apparition. Eh oui c'est la forêt équatoriale, il pleut au minimum une fois par jour ! Et pourtant on n'est plus en saison humide… Nous dégainons nos capes anti-pluie. Il fait chaud et sous la cape en plastique, c'est un sauna. Umberto s'abrite de la pluie sous une énorme feuille. Il finira quand même la journée mouillé jusqu'à l'os sans que çà paraisse le déranger. Nous marchons encore plus ou moins une heure et demie sous la pluie et dans la boue (... et çà grimpe) pour arriver à un point de vue sur le Rio Napo. Un peu plus loin, nous arrivons à une école sise en plein milieu de nulle part. On est en forêt et malgré tout, il y a un école. Incroyable. On se mettra à l'abri pour essorer les vêtements et vider les bottes qui sont remplies d'eau. 

 

Encore une demi-heure de marche pour rejoindre le refuge pour animaux blessés administré par le Liana Lodge Foundation: AmaZOOnico. Il y a beaucoup de perroquets, des toucans, des aras de toutes les couleurs, tous soit victimes de braconnage, soit victimes des indiens eux-mêmes, qui les capturent pour se confectionner des coiffes avec leurs plumes. Il y a également des chats sauvages, de la taille d'une panthère, eux aussi victimes des braconniers car leur fourrure se vend cher. Nous retrouvons aussi les petits singes que nous voyons tous les matins aux alentours de notre terrasse. Ils sont en liberté, mais pour la plupart totalement incapables de se nourrir par eux-mêmes, car ils ont perdu l'habitude de chasser. C'est le cas de la plupart des animaux recueillis ici. Ils ne retourneront jamais à la vie sauvage.

 

Après une brève visite au magasin d'artisanat indien du refuge, nous rejoignons Umberto, qui nous ramène au lodge en pirogue. Bien agréable ce moyen de transport…Même si c'est le Rio Napo et pas l'Amazone, c'est exactement comme çà que nous nous imaginions l'environnement d'un tel fleuve. C'est réellement un autre monde. D'ailleurs c'est simple, Denis a eu le coup de foudre pour le coin. Il considère déjà que c'est le top des endroits que nous avons visité en Equateur. Il n'a pas tout à fait tort.

 

 

Nous rentrons au Lodge à la fin de l'après-midi. L'heure d'une bonne douche, parce que mine de rien, on est à nouveau trempés. Il est temps aussi pour Véro de se démaquiller, parce que la teinture de ce matin s'est quelque peu étalée, à cause de la pluie, et surtout parce qu'elle ne supportait pas les chatouillis des petits insectes et autres moustiques sur le visage. Bref c'est la déconfiture. C'est pas waterproof leur peinture !

 

Il est 18h, l'heure de l'apéro, en l'occurrence du cuba libre toujours préparé avec le rhum acheté à Banos. On s'en enfile chacun deux, voire trois, et puis zou c'est l'heure du dîner. Délicieux comme la veille: une soupe, un plat de viande et un dessert. La pilsener pour Denis et Benoit, l'eau pour Véro.

 

Après ce bon repas, retour à la case, où nous faisons un brin de causette vautrés dans les hamacs. Vers 10h (eh oui, c'est tôt), on pense déjà à notre lit. Véro fait son inspection rituelle de la chambre. Le temps de souffler sur les bougies, et Denis ronfle déjà.

 

Cliquez pour la suite


Récit par Benoit Gosselet - Décembre 2003 - Email: bgosselet@swing.be

Usage de toutes les photos est soumis à l'autorisation préalable du propriétaire des droits.