Jour 1
Le vol et l'arrivée
Jour 2
Le Quito Colonial
Village de Caldéron
Jour 3
Cratère du Pululahua
Midad del Mundo
Jour 4
Travel Agency Shopping
Jour 5
Tandayapa
La Cloud Forest à vélo
Jour 6
Marché d'Otavalo
Jour 7
Bus pour le Cotopaxi
Cheval près du volcan
 
Jour 8
Vélo sur le Cotopaxi
Jour 9
La cratère de Quilotoa
Jour 10
Bus jusqu'à Riabamba
Village de Guano
Jour 11
Balade dans la ville de Riobamba
Jour 12
Bus jusqu'à Banos
Eruption du Tungurahua
Jour 13
Balade sur les hauteurs de Banos
Jour 14
Rio Verde, Pailon del Diablo et Tarabita
 
Jour 15
Route de Puyo en VTT
Jour 16
Salasaca
et Montée au volcan (parc Sangay)
Jour 17
Bus jusqu'à Puyo puis Tena, Misahualli
Jour 18
Selva Viva
Foret amazonienne
Jour 19
Selva Viva
Foret Amazonienne
Jour 20
Tena - Quito en bus
Jour 21
Dernier achat et retour à Madrid

 


 

:: Jour 14 (le 26 septembre 2003) - Rio Verde, El Pailon del Diablo, la Tarabita, le tungurahua de nuit

 

La route qui passe par Banos est un des deux points d'entrée dans la forêt amazonienne équatorienne. L'autre est au Nord et nous y passerons pour rentrer à Quito. Depuis Ambato, la route descend calmement le long des pentes montagneuses des Andes. A partir de Banos, elle longe le Rio Pastaza qui a creusé de profondes gorges. Elle est connue comme une des routes les plus dangereuses du pays et il n'est pas rare qu'un car ou camion dévale dans la rivière coulant quelques centaines de mètres plus bas.

 

Dans de telles conditions, c'est toujours un peu stressant de prendre le car pour aller à Rio Verde et Puyo. Cependant, aujourd'hui, nous allons à Rio Verde et particulièrement pour cette route, le choix d'une compagnie de cars qui n'envoie pas ses véhicules au fond du ravin est essentiel. Très satisfait par la qualité des autobus et la prudence des chauffeurs, nous n'hésitons pas une seconde à prendre nos billets chez Sangay. Sur le parking du terminal terrestre de Banos, on a le temps de constater que les cars Banos ont tous les pare-brises cassés et les pneus lisses. Amazonas est un peu mieux mais est réputée pour avoir des chauffeurs qui roulent vite. Bref, nous pensons avoir fait le bon choix.

 

Pour quittant Banos, la route a deux bandes de circulation et est asphaltée jusqu'au barrage de la centrale hydroélectrique. Le paysage montagneux et les vues plongeantes dans les gorges commencent juste après la sortie du premier tunnel. A partir de là, la route devient une piste à une voie construite à flanc de montagne. Regarder par la fenêtre dans les tournants donne le vertige. Les roues du car passent à 5 cm du bord de la paroi et le moindre glissement de terrain nous enverrait au fond. Parfois, ceux qui sont assis à l'arrière du car sont carrément suspendus au-dessus du vide. Le paysage est grandiose. Les pentes raides des montagnes dévalent jusqu'à la rivière aux eaux tourmentées. On s'imagine déjà le plaisir que l'on va avoir en refaisant la route en VTT. Le chauffeur est extrêmement prudent lorsque l'on croise des camions et des semi-remorques. A certains endroits, on se demande comment ils vont faire pour passer. Sans hésiter, les camions reculent pour se plaquer contre la paroi. D'un coté le car passe à 1 cm de l'autre véhicule et de l'autre coté les roues sont presque dans le vide. Véro refuse de regarder à l'extérieur. Pendant près d'une heure la route serpente le long des gorges et traverse des tunnels non éclairés.

 

 

 

Le premier village après Banos est celui de Rio Verde. Quelques maisons sont construites sur un plateau traversé par une rivière aux eaux turquoises se jetant dans le Pastaza. Le point d'intérêt de l'endroit est la cascade du Pailón del Diablo. Pour y accéder, il faut franchir le pont et emprunter un sentier partant de la route une centaine de mètres plus loin. C'est facile à trouver, il y a un parking à vélo au point de départ.

 

 

 

De la route, on ne voit pas la cascade mais après quelques minutes de descente, tout à coup, on découvre le mur de rochers obstruant le défilé. Au milieu l'eau a creusé une saignée de laquelle elle sort en furie. Ce sont les chutes du Pailon del Diablo qui doivent faire 200 mètres de long sur 100 de haut. Le bruit généré par le puissant débit de la rivière venant cogner les rochers écroulés dans le lit du Pastaza résonne dans toute la vallée. De part et d'autre de la rivière, on voit deux maisons reliées entre elles par un pont suspendu. A travers une végétation tropicale formée d'arbres et de fleurs, nous continuons le chemin en escalier pour rejoindre le pont que nous atteignons 20 minutes plus tard.

 

La maison que nous avions vue à droite du pont est celle du propriétaire des lieux qui entretient le chemin et le site. Grâce à lui, tout est propre et l'approche au plus près des chutes est sécurisée. Evidemment, il faut s'acquitter d'un droit accès. 

 

 

 

Le bruit des chutes est de plus en plus assourdisant. Le chemin taillé dans la roche est trempé par les pluies et les projections de la rivière. Au bout du chemin, il y a un belvédère aménagé au-dessus du Pailon et aux pieds de la chute. De là, le visiteur est littéralement baigné par le spectacle. L'eau éclabousse le belvédère et les appareils photos.

 

 

Un peu mouillé, nous rebroussons chemin pour aller jusqu'au pont et franchir la rivière. Le pont suspendu est construit de câbles d'acier et de planches en bois à peine accrochées. Un panneau annonce qu'il ne faut pas monter sur le pont à plus de 5 personnes à la fois. Malgré cela, des américains n'hésitent pas à monter à plusieurs aux extrémités mais ne passe qu'à un à la fois. Ils ne comprennent rien aux forces qui sont exercées sur les câbles.

 

   

 

Depuis l'autre rive, on voit bien l'ensemble du Pailon del Diablo lové au milieu de la montagne. Les parois de la gorge sont couvertes de plantes tropicales, de racines et de mousses. L'endroit est splendide. Un petit resto à d'ailleurs eu l'excellente idée de s'y installer pour permettre aux visiteurs de déjeuner face à la rivière. Il est midi et nous n'hésitons pas à nous installer sur la terrasse en bois surplombant la rivière. Boire un jugo de mora dans un tel environnement est encore plus succulent.

 

 

Après le repas, nous remontons vers la route laissant la rivière en contrebas. Le village de Rio Verde n'a rien de beau ni d'intéressant. Cependant, quelques kilomètres en amont, les gorges du Rio Pastaza peuvent être franchies au moyen d'une nacelle suspendue à un câble d'acier : une tarabita. D'après le Lonely, c'est une des plus longue et haute de l'Equateur. A pieds, nous longeons la route jusque là. Les voitures, cars et camions qui passent soulèvent une poussière incroyable rendant la balade peu agréable. 

 

 

Une petite maison est bâtie de chaque coté du câble. La nacelle, ressemblant à un grand panier en métal, peut transporter 4 personnes. Pour franchir la gorge à 80m au-dessus du vide, il faut acheter un ticket pour 1 dollar aller/retour et attendre que la nacelle arrive. Le câble est tracté par une poulie montée sur un ancien moteur de camion. Un homme assis comme dans une voiture est aux commandes de la machinerie. Il contrôle la nacelle au moyen des pédales d'accélérateur, frein et embrayage. De temps en temps, il s'amuse en arrêtant les passagers en plein milieu de la vallée simulant une panne. Tétanisée et craignant le vertige, Véro refuse de monter avec nous et restera seule sur la rive gauche. Elle nous dira plus tard qu'elle s'est demandée ce qui lui arriverait si le câble avait cassé alors que Denis et moi y étions suspendus.

 

 

Le passage est génial. On passe haut au-dessus de l'eau et l'on a une vue sur le canyon que l'on ne peut avoir d'ailleurs. De l'autre coté, un petit village et une cafétéria servant des bières aux rares touristes faisant l'aller-retour. On en profite pour s'enfiler une pilsener avant de reprendre la nacelle et rejoindre Véro qui nous attend.

 

Après cette expérience inoubliable, on intercepte un car allant vers Banos que l'on atteint 40 minutes plus tard. Encore une bonne journée de vacances.

 

Au soir, après l'apéro et le dîner, nous décidons l'aller voir l'éruption de nuit. Le ciel est dégagé et la vue devait être bonne. Vers 21 :00, l'agence au coin de l'hôtel nous embarque dans une camionnette pour aller au pied du cratère du Tungurahua, à environ 2km de la bouche éruptive. Le spectacle attendu n'aura pas lieu. Nous verrons seulement quelques roches en fusion crachées par le volcan et pas les fontaines de lave telles que décrites par l'agence. Ils nous diront que le volcan était calme ce soir. Honnêtement, je pense que la distance était trop grande pour voir quelque chose mais que le risque d'approcher plus est trop grand. On aurait donc eu le spectacle normal. Pour nous réchauffer, l'agence nous offre un thé à l'orange agrémenté d'Aguardiente, une sorte de rhum distillé clandestinement un peu partout en Equateur.

 

Vers 10 :30 on rentre à l'hôtel pour une bonne nuit avant la journée en VTT qui nous attend demain.

 

 

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Récit par Benoit Gosselet - Avril 2004 - Email: bgosselet@swing.be

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