Jour 1
Le vol et l'arrivée
Jour 2
Le Quito Colonial
Village de Caldéron
Jour 3
Cratère du Pululahua
Midad del Mundo
Jour 4
Travel Agency Shopping
Jour 5
Tandayapa
La Cloud Forest à vélo
Jour 6
Marché d'Otavalo
Jour 7
Bus pour le Cotopaxi
Cheval près du volcan
 
Jour 8
Vélo sur le Cotopaxi
Jour 9
La cratère de Quilotoa
Jour 10
Bus jusqu'à Riabamba
Village de Guano
Jour 11
Balade dans la ville de Riobamba
Jour 12
Bus jusqu'à Banos
Eruption du Tungurahua
Jour 13
Balade sur les hauteurs de Banos
Jour 14
Rio Verde, Pailon del Diablo et Tarabita
 
Jour 15
Route de Puyo en VTT
Jour 16
Salasaca
et Montée au volcan (parc Sangay)
Jour 17
Bus jusqu'à Puyo puis Tena, Misahualli
Jour 18
Selva Viva
Foret amazonienne
Jour 19
Selva Viva
Foret Amazonienne
Jour 20
Tena - Quito en bus
Jour 21
Dernier achat et retour à Madrid

 


 

:: Jour 11 (le 23 septembre 2003) - Riobamba

 

Ce matin, nous sommes réveillés par le bruit de l'hôtel. Venant de Cuello de Luna, perdu au milieu des champs, il est normal que le moindre bruit nous éveille. Cependant, il y a vraiment beaucoup trop de bruit. Quelque chose se passe ! En fait, nous sommes la veille du départ du train des Andes et de nombreux voyageurs arrivent très tôt à Riobamba pour être certains d'avoir une chambre. Ils sont obligés de s'y prendre la veille pour aller acheter le billet de train et doivent loger à Riobamba car le train part à 07 :00 du mat'. Le mardi est le jour des touristes à Riobamba. Plus moyen de trouver une chambre d'hôtel à partir de 10 heures. Je le savais et c'est pourquoi nous sommes arrivés hier… même si nous ne prendrons par le train. On s'était posé la question à de nombreuses reprises et tous les articles lus sur Internet allaient dans le même sens : c'est de l'attrape touriste. Je me contenterai d'aller les voir partir, tous assis sur le toit du train.

 

Le petit déjeuner est servi au restaurant de l'hôtel. Honnêtement, il n'est pas terrible et nous devons demander pour avoir suffisamment de pain. Les parts sont microscopiques. Néanmoins, le personnel est très gentil et fait son possible pour nous satisfaire. Dans le patio de l'hôtel, c'est la cohue. Un groupe de français vient d'arriver et ils hurlent de chambre en chambre. Ils ne respectent pas les autres et font même sécher leur linge sur le balcon du patio. Véro se fera un plaisir de  jeter les T-shirts par terre. Durant notre séjour à Riobamba nous croiserons beaucoup de touristes. Malheureusement, les plus vulgaires, indisciplinés, bruyants et irrespectueux sont les Français. L'image que nous en avons perçue est très mauvaise. Un gros effort est indispensable.

 

La journée sera très cool, nous allons aller nous balader, faire du shopping et découvrir l'architecture coloniale de la ville. Rien de transcendant en soi mais nous avons envie de prendre du bon temps.

 

D'abord, la poste. Envoyer des cartes postales est un plaisir et je fais un effort pour trouver des beaux timbres. Curieusement, les guichets de la poste ne vendent pas de timbres et il faut aller aux échoppes situées à l'entrée du bâtiment. Les cartes arriveront une semaine plus tard. Pas mal !

 

 

Guidés par l'itinéraire décrit dans le Lonely Planet, nous nous rendons à la belle place de Maldonado située juste à coté de la poste. La place est entourée de superbes bâtiments coloniaux aux couleurs bleues et jaunes. Il y a un air de petite ville de province, bien propre et bien calme. Les gens sont assis sur des bancs au milieu du jardin central où trône le monument de Maldonado. Sur la place, il y a aussi la cathédrale avec sa façade de pierres taillées et une corniche ornée d'anges et de musiciens. C'est vraiment charmant. Au fur et à mesure de notre balade, nous passons de places en places. Chacune a son église : la Iglesia de la Concepcion, de la Merced, de San Antonio, etc. Une petite manifestation vient troubler le calme de la ville. En attendant que les manifestants passent, nous entrons dans un cybercafé pour envoyer quelques Emails.

 

 

La ville est réputée pour son artisanat. Du coté des arènes, il y a de nombreux magasins vendant des objets de qualité. Nous sommes séduits par les petites figurines taillées dans le tagua, l'ivoire végétal. Les prix sont beaucoup plus attractifs qu'à Quito mais restent encore élevés par rapport au coût de la vie locale. Malgré mes tentatives de marchandage, les vendeurs ne baissent pas les prix. Chose curieuse pour un pays comme l'Equateur, les prix sont affichés. C'est plus simple pour nous mais empêche la négociation. J'obtiendrai quand même 10% sur des toucans et une tortue en Tagua. Le vendeur nous fait une démonstration du travail de l'ivoire en montrant comment il transforme une noix de tagua en un petit vase. C'est sympa et il le fait avec tout le monde. Comme je l'ai déjà dit plus haut, les habitants de cette ville sont beaucoup plus souriants et sympathiques que ceux rencontrés à Cotopaxi et Quilotoa. Est-ce que le climat moins rude joue un rôle ? On ne sait pas mais nous nous sentons vraiment bien et tranquilles.

 

La ville de Riobamba, capitale de la province du Chimborazo, est blottie dans un cirque montagneux. Pour voir les montagnes encerclant la ville, il faut monter au parc 21 de abril. De là, on peut voir le volcan Chimborazo, l'Altar et la colonne de poussières du Tungurahua.

 

 

Pour le déjeuner, nous allons manger dans une gargotte recommandée par le Routard. Evidemment, l'adresse n'est pas correcte, comme très souvent avec ce guide, et nous devons demander aux passants. Une dame charmante fera un détour pour nous accompagner jusqu'à l'endroit convoité. Quand on disait qu'ils étaient sympas ! Le restaurant est un peu glauque. Les tables collent et ça n'a pas l'air très propre. On commande le plat du jour et Véro de la soupe. C'est bon et très copieux. L'histoire montrera que la nourriture était saine. Pas de troubles digestifs à signaler.

 

Entre le déjeuner et 5 heures de l'après-midi, l'activité de la ville s'arrête. C'est l'heure de la sieste. Cette tradition espagnole n'a pas eu de mal à franchir l'atlantique. Tous les magasins sont fermés. On en profitera pour retourner au Hugo's bar pour s'enfiler un somptueux jugo de mora. 

 

La visite de la gare s'impose et par curiosité je vais voir le prix des billets pour le Ferrocarril. La gare est déserte et un unique guichet est ouvert. Un groupe d'allemands achète ses billets. C'est dingue, il faut débourser 15.00$ pour aller jusqu'au Narriz del Diablo. Demain matin ce sera l'effervescence. Demain matin, j'essaierai de me lever pour voir partir le train avec les touristes sur le toit.

 

 

L'après-midi passe à toute vitesse et nous finissons la journée où nous l'avons commencée, sur la place de Maldonado. Les oiseaux chantent. L'ambiance est bon enfant. Tout à coup, au dessus des toits, une percée dans les nuages nous laisse entrevoir les sommets glacés de l'Altar. Les enfants crient : " l'Altar " en montrant les sommets. Ca doit être rare. La vue est magnifique: les couleurs chaleureuses des maisons contrastent avec la froideur neigeuse de la montagne en arrière plan. Pour avoir un beau point de vue, je n'hésite pas à monter sur le monument au milieu de la place. La police me voyant prendre des photos ne dit rien mais je sens qu'il ne faut pas que je m'éternise. Ce que je fais est strictement interdit. Dans une autre ville, j'aurais été embarqué illico presto.

 

Au soir, désireuse d'un peu de luxe, Véro nous suggère d'aller dans le meilleur restaurant de la ville: "El Delirio". Le bâtiment est très joli. Nous traversons une cour avant d'entrer dans une pièce décorée d'anciennes photos, de poutres en bois et d'objets folkloriques. Le restaurant est plein à craquer et le dîner sera à la hauteur de la renommée du restaurant. On aura même droit à de la musique andine pour mettre de l'ambiance.

 

La journée fut bien agréable et nous sommes gonflés à bloc pour partir demain matin vers Banos.

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Récit par Benoit Gosselet - Février 2004 - Email: bgosselet@swing.be

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