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Après plusieurs mois de préparation à l'aide d'Internet, du
guide du
Routard et du
Guide Lonely Planet, nous voici enfin prêts à partir à trois pour notre premier voyage
en Amérique du Sud. Ayant décidé de ne pas faire appel à une agence de
voyage, le succès du séjour repose à 90% sur la qualité de la
préparation. Ca fait longtemps que nous voyageons sans jamais avoir recours à
une agence pour nous
prémâcher l'organisation.
L'expérience aidant, nous sommes assez confiants et de toutes façons, aléa jacta
est!... On verra bien.
Plusieurs articles que nous avions lus nous ont permis d'imaginer ce à quoi nous devions nous attendre. La partie sur laquelle nous avons passé le plus de temps concernait la sécurité et le danger de braquage. Les sites Internet de la diplomatie française, belge et américaine n'étaient pas très rassurants. Nous sommes donc partis un peu stressés en imaginant devoir être sur ses gardes en permanence. L'histoire démontera le contraire.
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Véro, Benoit, Denis |
| :: Jour -2 & J-1 (le 11 & 12 Septembre 2003) |
:: Denis est arrivé deux jour avant nous. Le récit de son séjour en solitaire est ici....
| :: Jour 1 (le 13 Septembre 2003) |
Départ tôt le matin (6:00) de l'aéroport de Bruxelles National pour Madrid Barajas. Après environ 2 heures de vol, on arrivons à Madrid où il fait plein soleil. L'horaire du prochain vol nous laisse 2 heures pour manger quelques tapas.
12:15, porte 28, le vol pour Quito est prêt à partir. Nous embarquons dans un bel A340-400 tout propre et plein à craquer. Peu de personnes parlent une autre langue que l'espagnol. Nous en concluons qu'il y a peu de touristes qui vont en Equateur où alors seulement des Espagnols. Il est vrai que ce type de voyage n'est pas bon marché (685€ le billet). Cependant, il est important de noter que la vie sur place ne coûte rien ou presque rien et qu'au total, aller en Equateur pendant 3 semaines ne coûte pas trop cher comparé à d'autres destinations. Pour donner une idée, nous avons toujours logé dans des hôtels de catégories supérieures, nous avons voyagé en bus 1ère classe et mangé au restaurant matin, midi et soir, on a loué les services d'un guide avec 4x4 pour nous seuls pendant 3 jours, on a fait du cheval, du vélo, etc... Bref on a pas été regardants. Peu de gens nous croiront, le coût total du voyage, tout compris (avion, restaurants, hôtels, transports, guides, etc), ne fut que de 2600€ pour deux pour 3 semaines (Denis étant seul, ça lui à coûté 1850€).
Revenons à l'avion. Décollage sans problème (comme toujours) et nous voilà partis pour 11 heures de vol. Pas terrible pour qui en a l'habitude et qui sait bioen se préparer (coussin gonflant, earplugs, boire beaucoup d'eau, ne pas trop manger et faire la sieste sont des conseils providentiels). J'en profite ici pour saluer Iberia qui a battu le record de la plus mauvaise nourriture jamais servie à bord. J'ai déjà pris l'avion plus d'une centaine de fois. Jamais, jamais, je n'ai mangé aussi mal. Par expérience, nous avions pris quelques fruits et Grany's avec nous. Cela a suffit à nous nourrir en plus des tapas mangés à Madrid.
Survol de l'Atlantique et puis du nord de l'Amérique du Sud. La vue sur la cordillère des Andes est extraordinaire. Sommets enneigés et forêts tropicales humides (Cloud Forest) sur les flancs. C'est vraiment très joli. L'approche de l'Equateur se fait savoir par la vue sur les volcans perçant les nuages. Que c'est beau.
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www.jetphotos.net |
Arrivée à 16:30 à Quito Mariscal Sucre. L'atterrissage sur cette piste située à 2850m d'altitude est incroyable. Tout d'abord l'avion survole les montagnes et passe entre le Cotopaxi et le Guagua Pinchincha avant de se poser à une vitesse élevée (450km/h) en plein milieu de la ville. L'urbanisation autour de l'aéroport est très importante. Des enfants jouent au ballon aux abords de la piste et il n'est pas rare de voir traverser des chiens.
Nous avons discuté avec des spécialistes de l'aviation. Les pilotes qui atterrissent à Quito et La Paz doivent avoir un entraînement spécifique lié à l'altitude. Le manque d'air à Quito les obligent à poser l'appareil à grande vitesse et à freiner plus fort que d'habitude pour stopper l'avion sur une distance équivalente à une piste située au niveau de la mer. Même les pneus de l'avion sont spécifiques pour résister à la chaleur intense dégagée lors du touch-down.
Nous voilà dans un aéroport étonnamment propre et moderne. Nos premiers à priori s'estompent rapidement. Passage à l'immigration sans problème. Le douanier était même sympa, ce qui est très rare dans cette profession. Récupération des bagages. Pour une fois, Iberia ne les avaient pas perdus.
Le temps est merveilleusement beau et chaud. Étonnant pour cette altitude. On pensait qu'il ferait frais.
Comme négocié lors de la réservation de l'hôtel, un taxi nous attendait et nous amène à l'hôtel Antinea situé dans le Quito moderne. Environ 20 minutes de trajet dans une circulation plutôt calme mais au milieu de taxis qui, de toute évidence, n'appliquent pas le code de la route de la même manière qu'en Europe. Passer où il y a de la place et surtout ne jamais freiner. Tout se joue à l'influence.
Devant l'hôtel, notre ami Denis, qui était parti 3 jours avant nous, nous attend sur un banc dans une rue bien sympathique, bordée d'arbres fleuris et de maisons charmantes. Ce quartier nous fait beaucoup penser à Key West, Floride USA. Une sorte de nonchalance s'en dégage. Du moins pendant la journée.
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L'hôtel est comme on l'espérait. Il est beau, propre, typique et surtout chaleureux. C'est une vieille maison coloniale avec des patios, des fleurs et plein de petits couloirs débouchant sur des vestibules et des chambres. Notre chambre (voir photo) a plein de charme et nous nous y sentons bien.
Un peu fatigués par le long voyage et surtout affamés, nous nous empressons de larguer les bagages pour aller boire un verre, manger quelque chose et surtout écouter les premières impressions de Denis qui a déjà pu "sentir" la vie dans cette ville. |
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Plusieurs conseils nous avaient été donnés pour bien appréhender l'altitude et éviter d'être atteint de ce mal qui, parait-il, donne l'impression d'avoir la tête coupée en deux par une hache. Ca doit être terrible. Ce premier jour, on a donc évité de manger comme des ogres, de boire trop de rhum équatorien (l'aguardiante) et surtout, nous sommes allés nous coucher tôt (22:00) pour bien récupérer du décalage horaire et être en forme pour le lendemain. Notre premier restaurant (le Chalet Suisse, Reina Victoria y Calamara) ne nous a vu passer qu'une petite heure. Juste le temps de dîner et de découvrir la fameuse Pilsener. La bière locale. Pas mal et très légère. Une chance, car ils la servent en bouteille de 75cl.
Récit par Benoit Gosselet - Décembre 2003 - Email: bgosselet@swing.be
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