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BELIZE 2004 Récit de voyage |
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Belize est un petit pays d’Amérique Centrale avec de grandes opportunités d’observer la vie sauvage au milieu des ruines Maya lovées dans la jungle tropicale. C’est aussi une destination privilégiée pour les plongeurs qui peuvent y découvrir la 2e plus grande barrière de corail au monde. Aujourd’hui, Belize essaie de faire sa place dans les pays touristiques en mettant en avant l’éco-tourisme, les plages et les jungle-lodges ultra chers. Partir en vacances à Belize n’a de sens, à mon avis, que pour ceux qui sont soit passionnés de plongée soit, qui comme nous, font un circuit découverte de la culture maya en passant du Yucatan au Guatemala (Tikal). Le pays, ancien Honduras Britannique, est l’exception culturelle de l’Amérique Centrale. Ici, on ne parle pas l’espagnol comme partout ailleurs mais l’anglais. Dès l’entrée dans le pays par un des deux points d’entrées (Mexique au Nord, Guatemala à l’ouest), on ressent le flegme typiquement britannique. L’ambiance et la nervosité mexicaine s’estompent instantanément dès le passage de la frontière matérialisée par le Rio Hondo. Avant de passer le pont ultra protégé par l’armée, il faut demander un document donnant droit à ré-entrer au Mexique lors du retour. Ce visa à double entrée coûte 250 pesos si on le paie à la sortie et le double si on le paie au retour. C’est une Belizienne qui me le dit alors qu’elle me traduit l’espagnol incompréhensible du douanier mexicain. Adios Mexico, hello Belize.
De l’autre coté du pont, nous sommes à Belize et les difficultés administratives liées à l’importation du véhicule de location mexicain commence. D’abord, il faut passer la voiture à la décontamination. Un gars asperge les roues et le bas de caisse avec un produit censé tuer les bactéries et parasites venant du Mexique. Ensuite, l’immigration, les douanes et la déclaration d’importation de la voiture. Comme rien n’est expliqué, il faut s’y reprendre à 3 fois pour dédouaner le véhicule, avoir son visa, passer les bagages au contrôle douanier pour enfin recevoir les documents indispensables pour rentrer dans le pays. Ca ressemble à une gigantesque mascarade orchestrée par le gouvernement dans le but de prélever des taxes. Munis des précieux documents, je repasse seul en zone franche pour récupérer la voiture alors que Véro reste du bon coté pour surveiller les bagages dédouanés. Evidemment, il manque un cachet. Marche arrière et retour au bureau de douane. Ca y est j’ai le cachet qui manquait, je peux faire passer la voiture à la fouille. Tout sera ouvert pour s’assurer que je n’ai pas d’alcool ou de drogue. Dernière formalité, acheter une assurance temporaire pour couvrir le tier en cas d’accident avec la voiture. Coût total de l’opération, 50US$ et 2 heures d’attente. Après cette longue journée qui à commencé à Mérida, nous nous arrêtons à Corozal pour passer la nuit. Le 1er hôtel visité, Hok,ol K’in Guest House, best value in town pour le LP, est miteux et plein. Nos aurons plus de chance au Tony’s Inn qui ressemble à un motel américain en bord de mer. Les chambres sont vieillottes et poussiéreuses mais ça ira pour passer une nuit. Une balade au bord de la mer des Caraïbes donne un vrai goût de vacances à cette journée de route à travers le Yucatan.
Le lendemain, le petit déjeuner annonce le contact avec la culture tropico british. La serveuse traîne les pieds, ne se presse surtout pas et nous apporte du thé, des toasts, de la marmelade d’orange et des œufs en disant Yes Maaaam toutes les 5 secondes. Bien calé par le breakfast, nous sommes prêts à attaquer la journée de route à travers le pays jusqu’à la frontière guatémaltèque. Le paysage entre Corozal, au Nord, et Belize City, au centre, est tout plat et très vert. On se croit dans le sud de la Floride sauf que les maisons sont construites en planches rafistolées flanquées sur des pilotis en béton et qu’il y a des champs de cannes à sucre à perte de vue. De toute évidence, le pays est pauvre. En revanche, contre toute attente, l’état de la route est très bon et le peu de circulation nous laisse rouler à 120km/h sans être ennuyé. La première ville que l’on traverse est Orange Walk. Une ville agricole en plein milieu des cannes à sucre. Ca grouille de monde et de voitures. Les batiments sont affreux et délabrés. L’hotel D*Victoria que nous avions sélectionné comme logement possible est affreux. On a bien fait de s’arrêter à Corozal. En chemin, une halte à Crooked Tree Wildlife Reserve nous fait vraiment penser aux Everglades. Un ranger parlant anglais avec un incroyable accent essaie de nous faire payer l’entrée pour mieux profiter de la réserve. Il a raison mais le ciel couvert et la longue route restant à faire nous motivent à refuser. Nous repartons. Un peu avant l’embranchement pour la Western Highway, un check point nous barre la route. Un policier contrôle mon permis de conduire mais n’y comprend rien. Il est vrai qu’il n’a pas du souvent voir de permis de conduire belge rédigé exclusivement en français.
Vers midi, on s’arrête au zoo de Belize pour faire la pause pique-nique. Le zoo est à voir car il héberge tous les animaux de Belize et le visiteur peut les voir dans leur milieu naturel. C’est l’occasion de voir tapir, un jaguar, un tigre, les singes araignées et hurleurs, etc. Très bien aménagé et organisé. A l’approche de San Ignacio, dernière ville à l’Ouest, le paysage commence à changer. Les plaines laissent la place aux forêts clairsemées. Ce n’est pas encore la rainforest mais on sent que l’on approche. Après une heure de route depuis le zoo, nous arrivons à San Ignacio. De nombreux jungle lodges hébergent les touristes dans cette régions dont le fameux Blancaneaux de F.F. Coppola. Celui qui nous avons réservé est juste à coté à 30km au sud de San Ignacio par la Chiquibul Road. Cette route est en fait la piste qui va vers Caracol au fin fond des montagnes mayas et qui serpente au travers de la forêt tropicale. Pendant plus d’une heure, notre petite Chevrolet Cheavy est secouée dans tous les sens sur cette piste en caillasse. Même sans une 4x4 c’est passable mais ça remue beaucoup et ça fait souffrir la voiture. A l’entrée du Pine Ridge Mountain Reserve, une barrière barre la route et un ranger vient enregistrer notre passage. Dès l’entrée dans la réserve, le paysage change radicalement. Les sapins prennent la place de la foret tropicale. C’est étrange, tous les sapins sont morts et seuls les troncs subsistent. On lira dans le LP qu’une abeille est en train de ravager la forêt de pins. Une demi-heure plus tard, on arrive au Pine Ridge Lodge. L’environnement est désastré et comme par mimétisme, le lodge l’est aussi. Les bâtiments sont laids et vieux. Les chambres sont sales et je n’ose pas décrire l’état des salles de bains. Après 20 minutes de discussion je parviens à faire annuler la réservation et on part à la recherche d’un autre logement.
En bout de piste, on passe Blancaneaux et sa piste d’aviation, pour arriver aux Five Sisters Waterfalls où un lodge (5 Sisters Lodge) très convenable s’est installé. C’est plus cher que prévu (110US$) mais les cabanes bâties dans un beau parc avec les palmiers nous plaisent bien. Après deux jours de route et deux heures de pistes, on n’a plus envie de rebrousser chemin pour essayer de trouver autre chose. On reste et on ne le regrettera pas. Dans le fond de la vallée, la cascade des Five Sisters lovée dans la forêt de pins, ici intacte, est splendide. On y descend volontiers pour s’y relaxer et décompresser. Assez curieusement, le petit matin est frais dans les montagnes mayas. Le lodge, bien équipé et prévoyant, met des couvertures à disposition des clients et c’est blottis dans la chaleur que le chant des oiseaux vient troubler la quiétude matinale. Les premiers rayons du soleil éclairent les chutes en surplomb desquelles on prend le petit déjeuner. La visite de la région ne pouvant se faire qu’en voiture et faut reprendre la piste infernale pour aller à San Ignacio. Peut-être est-ce la pluie de la nuit qui à lissé la route mais elle paraît beaucoup moins cahoteuse que la veille. On mettra deux fois moins de temps pour rejoindre la Western Highway.
New Bridge - San Ignacio: On entre dans San Ignacio en franchissant la Macal River sur le New Bridge tout en bois. L’ancien pont, quant à lui, situé en peu en amont, est une structure métallique sans charme mais d’où la vue sur les gorges verdoyantes est imprenable. Dans la rivière, les enfants jouent, les femmes lavent leur linge et tout autour, les hommes, au nom de tous les Beliziens qui sont très respectueux de l’environnement et de leur pays, ramassent les détritus jetés par les même Beliziens. La ville de San Ignacio est construite sans structure, les quelques rues sont bordées de maisons multicolores sans aucun cachet mais l’ambiance est particulière. On se croirait sur une île en plein milieu de la forêt. Ici, les habitants sont noirs, guatémaltèques, asiatiques, ou bien métis. Les blancs se sont les touristes. L’atmosphère est bon enfant et les locaux souriants et sympathiques. Dans les rues, il n’y a que des pick-ups japonais et américains qui transportent ensemble, les hommes, les marchandises et les animaux. Les quelques magasins visités sont à une année lumière du modernisme et la poste, avec ses ventilateurs en bois nous renvoie 100 ans en arrière.
Les environs de San Ignacio ne sont pas particulièrement beau mais plongent les visiteurs dans l’atmosphère centre-américaine typique. Des rivières, des arbres, la canopées et la nonchalance sont partout. Dans cette région, il y a les incontournables ruines mayas de Xunantunich, situées à 300 mètres de la frontière avec le Guatemala. On les atteint en traversant la rivière sur un bac mû par l’énergie d’un seul homme. Les ruines sont au milieu de la forêt, comme sortie de nulle part. On se demande d’ailleurs comment les archéologues font pour les trouver. Du haut de la grande pyramide, le regard embrasse l’ensemble du site et toute la canopée environnante. Le calme est parfois interrompu par le cri des oiseaux ou par un groupe de perroquets. Malheureusement, nous n’irons pas jusqu’à Tikal à cause des difficultés liées à l’exportation/importation de la voiture. Je le regrette mais c’est déjà dans le planning du prochain voyage. Une autre piste permet de retourner jusqu’au lodge. Elle longe la rivière Macal que l’on ne voit pas et traverse quelques villages totalement perdus dans la forêt. Cependant, ils ont tous une école que les enfants, même ici, fréquentent en uniformes. L’autre visite inévitable dans le coin est celle des ruines de Caracol, profondément enfouies dans la forêt. Depuis le lodge, il faut rouler environ 2 heures sur la fichue Chiquibul Roal. Devenu virtuose de la conduite sur terre, on fonce à travers la jungle. Je me demande encore comment on n’a pas cassé la voiture ! Avant d’arriver, on traverse la Moutain Pine Ridge Reserve, totalement dévastée. On dirait qu’un incendie ou un cyclone a tout démoli. Tout à coup, après le passage du grand pont enjambant la Macal River, on rentre dans la Rainforest. Avec un peu de chance on devrait pouvoir apercevoir des animaux sauvages mais la concentration à la conduite focalise le regard sur la piste en terre rouge.
Le site de Caracol est encore en cours d’excavation et seulement deux places sont presque terminées. De nombreuses pyramides sont encore recouvertes d’arbres et de racines. Ca donne une bonne idée de ce qu’on pu voir ceux qui ont découvert le site il y a moins de 50 ans. Les archéologues américains qui fouillent le site vivent ici dans un camp planté au milieu des ruines. Les conditions de vies sont précaires. Il n’y a pas d’eau et tout doit venir en voiture de San Ignacio. De temps en temps, un groupe de singe hurleur passent dans les arbres comme si de rien n’était. Les humains ne les intéressent pas trop Ruines de Caracol: Du haut de la pyramide de Caana, la plus haute de Belize, on ne voit que la canopée. Le Guatemala est juste à coté. Entre le vert de la forêt et le gris des nuages passe un groupe de perroquets dont on peut entendre les hurlements à des kilomètres. Globalement, l’architecture des bâtiments est moins spectaculaire qu’au Yucatan et nous sommes un peu déçu par le site dont la beauté n’est pas à la hauteur de l’effort fourni pour venir jusque là. Au retour, le crochet par la crotte de Rio Frio, un peu en contrebas du camp de San Daniel Da Silva, n’est pas non plus transcendant. La grotte est un énorme tuyau dans lequel on rentre pour y voir le jour aux deux extrémités. Sur le chemin du départ vers la Western Highway, une autre piste part en direction des 2e plus hautes chutes du continent américain. Après 14kms de trous, quelques maisons indiquent la fin de la route. Depuis un belvédère, on admire la cascade de 1000 feet dévalant dans un cirque végétal couvert de pins un bon état. C’est peut-être les 14kms du retour ajoutés aux 30km de la Chiquibul Road qui rendent la piste interminable mais nous avons l’impression que ça n’en fini pas. Enfin voici l’asphalte. Après quelques kilomètres, nous nous arrêtons au Caesaris Place Gift Shop. Très bien achalandé mais hors de prix. On peut y trouver tout l’artisanat local : des masques, des statues, etc... A l’intersection de la Western et la de Hummingsbird Road partant vers le Sud, il y a la capitale du pays : Belmopan. En fait, c’est un village de 7000 âmes dans lequel les autorités ont déménagé la capitale après que Belize City ai été détruite à 90% par un cyclone en 1971 ( ??). A part quelques bâtiments administratifs, il n’y a rien à voir. Hummingsbird Highway: La Hummingsbird Highway est la plus belle route du pays. Elle serpente entre les plantations de citronniers et orangers aux pieds des montagnes mayas couvertes de jungle et de palmiers. Les variantes de verts sont splendides. Le long de la route, l’on croise deux parcs nationaux : le Blue Hole et le 5 Bleu Lakes. Leur attrait principal est les cenotes aux reflets bleus dans lesquels les mayas venaient y puiser l’eau. La seule circulation sur cette route est celle des camions remplis d’oranges roulant en direction des usines à jus. Ils roulent comme des fous sans se soucier des animaux et des enfants qui sont au bord de la route. Dernière route carrossable avant Placencia, la Southern Highway traverse une vaste plaine agricole. Les rares villages traversés sont d’une misère incroyable. Au plus on descend vers le Sud, au plus c’est sous-développé. Le pays a d’ailleurs entamé un programme de développement du Sud mais l’argent manque cruellement. La route de Placencia est une piste en terre rouge. La première moitié est assez bonne mais ensuite ça devient rocailleux et la voiture souffre à nouveau. On roule entre la mer et la lagune. La plage est tropicale, bordée de cocotiers. Beaucoup sont décapités. Avant le village, on longe des hôtels de luxe sur une dizaine de kilomètres. Presque tous les terrains sont à vendre. Mais qui vient s’installer ici ? Placencia est réputé pour être un endroit secret. Bizarre que tout soit à vendre. Un lobby quelconque essayerait-il d’un faire un autre Key West ? Le village ressemble à un champ de bataille. Tout est sans dessus-dessous. Il y a des maisons effondrées, des travaux de reconstructions, des cocotiers décapités et quelques superbes villas en bois face à la mer. Globalement, c’est assez désorganisé et laid. Le cyclone Iris est passé en plein sur le village le 8 octobre 2001 et a rasé la presque totalité des maisons. De nombreux commerces n’ont pas encore rouvert et depuis les pêcheurs sont partis pour laisser la place aux babas-cool américains à la recherche d’un endroit où ils peuvent vivre comme ils l’entendent. Les gens sont habillés n’importe comment, marche à pieds nus, sont débraillés, etc. Les maisons sont construites où il y a de la place. On circule sur le terrain des autres pour passer de cabanes en cabanes ou pour aller à la plage. Le littoral, connu comme étant la plus belle plage de Belize, est assez joli avec son sable blanc et ses petits cocotiers en train de repousser. La vie nocturne est inexistante. Quelques bars et restos, le long du sidewalk (un trottoir un béton traversant le village) regroupent la dizaine de touristes en mal de vacances. Dans cette ambiance glauque, le Manatee Inn, le plus récent hôtel est une place agréable où séjourner. Nous nous y sentons bien malgré l’ambiance désastreuse qui nous entoure. Blue HoleI: il pleut souvent dans le sud du pays et le paysage désastré de Placencia vu sous la pluie n’a rien d’engageant. A moins d’être soit un plongeur qui vient ici pour découvrir la superbe barrière de corail, les ilots (Cayes) ou le fameux Blue Hole, soit baroudeur en mal d’endroit infâme, le voyageur normal s’en va au plus vite. C’est sous une pluie battante que l’on décide de s’en aller plus tôt que prévu. La piste empruntée la veille est boueuse et c’est presque un miracle si nous avons pu passer sans encombre. Je nous vois encore en train de foncer dans la boue pour être certain de ne pas s’enliser. A toute vitesse et sans intérêt, on traverse le pays du Sud au Nord en quête de soleil, ciel bleu et endroit où passer quelques jours de vacances. La pluie tombe de plus belle au niveau du Baboon Sanctuary. Nous avions prévu d’y passer une nuit en compagnie des singes mais la météo nous dégoutte tellement que l’on change d’avis. Les habitants avec qui l’on avait discutés nous ont tout affirmés qu’il fallait aller au nord pour avoir du soleil. On continue donc a rouler jusqu’à Corozal. Ici, il fait plein soleil, l’ambiance au bar au bord de mer est géniale et les charmantes cabanes multicolores du Corozal Bay Inn redonnent un goût de vacances à nos aventures. Corozal Bay Inn : Las de la route, une pause au bord de la baie de Corozal est appréciable. Dans la piscine, le patron est mort plein alors qu’il n’est que 10 heures du matin. Durant toute la journée de ce dimanche ensoleillé, les amis du patron et habitants de la ville défilent pour profiter du bar, de la plage blanche et de la piscine de l’hôtel. La seule dans le coin. L’endroit est très relax et on prend notre pied en vidant des Pina Coladas et autres cocktails. Dans la petite ville règne une légère animation dominicale. Les gens vont à la messe, font leurs achats dans les épiceries très mal achalandées, se baladent à vélo, à pieds ou dans les pick-ups. On est loin de l’agitation d’une ville comme on l’entend. C’est plutôt un gros village qui vit comme il y a 50 ans. Tout le monde se connaît et ça rend l’ambiance bon enfant. En fin de journée, une courte excursion à travers la mangrove jusqu’aux ruines de Cerros permet de traverser la rivière sur un bac actionné à la main et de profiter du coucher de soleil depuis l’autre coté de la baie. La piste pour y arriver est parfaitement roulable et relie quelques villages perdus dans la jungle et la mangrove. On est au paradis des moustiques. Le dernier village avant les ruines est blotti au bord du lagon. Il n’y a que quelques cabanes en tôle ou en bois couvertes de branches de palmier et une école. A l’entrée des ruines habite une famille qui s’occupe du site et prélève les droits d’entrée (5US$). Malheureusement il ne reste presque plus rien de cet ancien port maya et la visite est décevante. Au soleil couchant on retraverse la rivière sur le bac. Avant la tombée de la nuit, les véhicules rentrent en ville chargés de fruits et de matériaux prélevés de ce coté de la baie. Seulement 2 hommes suffisent à mouvoir le bac chargé de 5 voitures. Il faut 10 minutes pour traverser. Au soir la ville est déserte. Seuls quelques restaurants et snacks sont ouverts. Ils sont fréquentés par une clientèle exclusivement locale. Après une semaine à Belize, on pense maintenant à rentrer au Mexique. Corozal est juste à coté de la frontière et la 1er heure de la journée est consacrée au passage de la frontière où immigration et dédouanement du véhicule sont des passages obligés. Contrairement aux contrôles d’entrée, la sortie se fait beaucoup plus vite et le personnel est moins regardant. Le seul point important, qui est vérifié plusieurs fois, est le paiement de la taxe de sortie de 35US$ soit disant utilisée pour la protection de l’environnement. On paie sans y croire en laissant derrière nous un très bon souvenir de cette escapade à Belize.
Ce récit a aussi été publié sur : - Tour Du Monde.be : http://carnets.tourdumonde.be/spip.php?article94 - i-voyages: http://www.i-voyages.net/dossiers/dossiers.php?val=344_belize
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